INTERVIEWS

Entrevue avec David Roads au Heavy MTL Festival à Montréal par BangBang

Airbourne : Hommes au travail…

par Yanick Klimbo Tremblay pour Bang Bang

Pour être franc, je n’avais vraiment pas le goût de faire une entrevue avec Airbourne. Je partais déjà de manière excessivement rébarbative, j’étais très négatif envers cette situation où je me devais d’interviewer un groupe qui se prend pour un autre groupe. L’écoute du premier album m’avait laissé totalement indifférent. En ce dimanche au Heavy Mtl, j’aurais préféré rester en avant-scène et prendre quelques bières en écoutant le groupe X sur scène. Après avoir vu la prestation d’Airbourne, j’ai changé d’idée, tous mes préjugés se sont éteints. Oui, le groupe sonne toujours comme du AC/DC quoique plus métallique. Mais l’énergie déployée et l’intensité m’ont remis sur la route de l’appréciation envers ce groupe australien. Honnête, j’ai expliqué à David Roads, guitariste de la formation ce qu’il en était de mon attitude négative en début de journée et il m’a répondu, avec son immense accent australien qu’il appréciait mon honnêteté, justement. Bon, fini la psychanalyse personnelle… Airbourne était en ville pour présenter les pièces de leur deuxième album No Guts, No Glory au public québécois et les gens présents ont tous été impressionnés par la vivacité des pièces très rock n’ roll qui donnent l’envie de boire de la bière! En plus des prouesses musicales, nous avons eu droit à l’agilité en escalade de Joel O’keeffe et de son talent en tant qu’ouvreur de canettes de bières ! Entrevue avec David Roads, guitariste pour Airbourne et collaboration de Kristof lorsque vous voyez le (k).

David Roads interview Bang Bang Montréal Heavy MTL FestivalBang Bang : La sonorité d’Airbourne est comme une arme à double tranchant ; certains aiment car vous sonnez vraiment comme AC/DC mais avec une touche plus métallique et les autres vont détestent pour les mêmes raisons ! Quelle est ta relation avec cette dualité amour/haine?

David Roads : Chaque groupe a des influences, il est évident qu’AC/DC est l’une de nos influences. Ils sont australiens et nous aussi. C’est le son typique du rock n’ roll australien, chaque pays à sa sonorité propre dans le domaine du rock et un style qui est en relation avec le pays. Nous avons grandi en écoutant ce groupe et c’est le genre de rock n’ roll que nous aimons jouer. Quand j’y pense et pour répondre à ta question, que tu aimes ou pas, ce n’est que du rock n’ roll ! Si vous voulez avoir du bon temps, notre musique est parfaite pour ça ! Il y a des critiques et certains ont des opinions mais rien ne va nous empêcher de faire ce que nous faisons !
 

C’est plus intéressant de sonner comme AC/DC qu’INXS je présume?

INXS… un groupe très populaire de chez nous mais c’est à l’extrême opposé de ce que nous faisons !
 

Vous avez enregistré votre dernier album avec Johnny K à Chicago, un choix particulièrement intéressant étant donné que ce gars est plutôt reconnu pour ses productions plus nu métal comme Disturbed, Sevendust et Finger Eleven du Canada. Pourquoi y être allé avec lui ?

Roadrunner nous a proposé quelques noms dès que nous leur avons fait part notre intention d’enregistrer un nouvel album. Nous avions une liste de producteurs, nous avons analysé le tout à savoir ce que chacun avait fait et avec quels groupes ils avaient déjà travaillé, tu vois ? Par la suite, nous avons rencontré Johnny K pour le connaître un peu plus, échanger des idées et pour élaborer un plan. Le tout a cliqué je crois. Il n’avait jamais vraiment travaillé avec un groupe comme le notre et c’est ce qui lui a plu dans un sens car il n’avait jamais vraiment produit un groupe de rock comme celui que nous proposons. Il avait la passion et la patience aussi ! Nous voulions une sonorité plus classique. Il avait de l’équipement dans son studio qui datait de la bonne vieille époque du rock. Certains producteurs ne veulent plus travailler avec ce que l’on appelle l’analogue car ca prend plus de temps et la charge de travail a plus de poids. Johnny est un producteur qui est très axé sur les guitares, ce qui était l’idéal pour nous. Il avait à son studio de nombreuses guitares dans sa collection, il nous a laissé en utiliser. Il était comme le cinquième membre du groupe, il donnait son opinion, amenait des idées et nous nous entendions à merveille ! Il a ce tout nouveau studio à Chicago et le son est vraiment intéressant à l’intérieur. C’était vraiment une belle expérience de travail.
 

La pochette de No Guts No Glory représente les chansons de l’album dans un sens avec la fille qui est en relation avec Blonde Bad Beautiful, les gars avec le drapeau pour Raise the Flag, l’usine d’acier pour Steel Town et le camion pour Overdrive mais en même temps, on peut voir que c’est Lemmy de Motorhead qui conduit, comme dans le clip de Runnin’ Wild, de l’album précédent. Vous vouliez créer un lien ou un pont entre les deux albums ?

C’est drôle que tu en parles. Dans un sens, c’est Roadrunner qui est arrivé avec le concept un peu à la dernière minute. C’est basé sur les affiches de film des années 80, les films d’action typiques de l’époque. Effectivement, chaque image est en relation avec une chanson de l’album. Ryan O’keeffe, notre batteur, a eu l’idée de mettre Lemmy dans le camion par pur plaisir mais aussi pour faire le lien avec le clip de Runnin’ Wild. Ce n’est rien qui peut s’apparenter à un gros concept, c’est juste amusant !
 

(k) Vous avez une bonne relation avec Motorhead j’imagine ?

Ce groupe est l’une de nos influences !
 

Et tu portes un t-shirt aujourd’hui.

Nous avons rencontré les membres du groupe à quelques reprises. Ce sont des gars tellement gentils et simple. Un groupe génial que j’adore. Ils n’ont jamais changé, même les albums qu’ils lancent encore de nos jours ont la même facture que dans le temps. Ils ont toujours eu une ligne directrice et n’ont jamais vraiment changé de façon drastique. Pour nous Lemmy est un Dieu du rock !
 

(k) As-tu vu le documentaire sur Lemmy ?

Non. Mais en retournant à la maison c’est dans ma liste de chose à faire. Un ami m’a dit que c’est bien bon. Quand nous avons fait le clip de Runnin’ Wild, nous avons eu l’occasion de le rencontrer et même de prendre quelques Jack Daniel’s en sa compagnie ! Il nous a raconté des histoires au sujet de son groupe, plein d’anecdotes cocasses et d’autres trucs pas très racontables !
 

On dirait que ca va bien pour vous ici au Canada, plus spécialement dans la ville de Québec !

David Roads interview Bang Bang Montréal Heavy MTL FestivalOui, nous allons commencer justement notre tournée canadienne la semaine prochaine. Le Canada est un marché très fort pour notre groupe et tous les groupes hard rock et métal. Nous sommes en tournée sans arrêt depuis 2009 et il est évident que le Canada a été bon pour nous, votre pays nous encourage depuis les débuts du groupe. Nous aimons revenir ici le plus souvent possible et plus spécialement à Montréal et à Québec car les réactions sont toujours bonnes. Nous étions de passage avec Mötley Crüe en début d’année et nous espérions pouvoir avoir notre propre tournée canadienne et nous l’avons !
 

Vous avez de nombreuses pièces qui se retrouvent dans des jeux vidéo, des produits qui sont surtout liés aux plus jeunes. Je me demandais si tu savais si de nombreux geeks de jeux vidéos aiment votre musique, vont aux concerts et achètent vos albums ?

Oui absolument ! Les jeux vidéo, c’est comme la radio moderne. L’impact le plus important vient de Guitar Hero je crois, un jeu que tous vrais guitaristes ne peuvent jouer car c’est trop différent de peser sur des boutons comparativement avec l’instrument réel! J’ai des jeunes qui m’en parlent, qu’ils ont connu le groupe grâce à Guitar Hero. Par la suite, ils me racontent qu’ils ont découvert les groupes plus classiques du rock encore une fois grâce au jeu. Ca fonctionne, c’est un bon item de mise en marché et toute promotion est une bonne promotion.
 

(k) Es-tu un adepte de jeux vidéo ?

Oui mais Ryan est le plus fanatique. Il aime bien les jeux de guerre sur son portable comme Medal of Honor ou Call of Duty.
 

C’est parce que Kristof travaille pour Ubisoft.

Ah oui, quels genres de jeux faites-vous, Pac-Man ? (Rires collectifs, mettons)
 

Vous semblez avoir une bonne relation avec le pub du Criterion Hotel, peux-tu nous parler de cet endroit?

À l’époque, c’était un gymnase de la chaîne Gold Gym.
 

Et c’est dans votre ville natale ?

Oui, à Warrnambool. C’est le premier pub qui nous a acceptés en tant que groupe, c’est la première place où nous avons joué. C’est un endroit assez sombre avec quelques tables de billards et c’est très rough comme place, on pouvait y trouver des voleurs, des drogués et même des clochards. Nous sommes devenus amis avec le propriétaire assez rapidement. À un moment donné, il a fermé le pub malheureusement. Nous recherchions un endroit pour faire de la pré-production lors de notre retour de tournée pour Runnin’ Wild et le propriétaire nous a donné les clés du pub pour que nous puissions y installer notre équipement pour enregistrer nos démos pour l’album No Guts, No Glory. Donc, nous sommes restés là quelques mois, dans notre ville et dans notre ancien pub favori pour préparer l’album.
 

David Roads interview Bang Bang Montréal Heavy MTL FestivalVous avez été en première partie de Mötley Crüe et de nombreux groupes, dont Godsmack dernièrement, semblent avoir de la difficulté avec eux et leur attitude de rock star. De votre point de vue, étant donné que vous avez vécu l’expérience, comment était-ce ?

Mötley Crüe est l’une de nos influences aussi. Nous avons eu l’opportunité d’ouvrir pour eux, une première fois, en 2006 je crois et c’était avant la sortie de Runnin’ Wild. Je crois que le tout a eu un impact sur le groupe car ils nous ont redemandé de faire de la tournée avec eux par la suite. Nikki Sixx a regardé les progrès du groupe, il nous aime bien en tant que groupe et nous offre d’ouvrir pour eux, ce qui est génial ! Nous n’avons jamais eu de problèmes avec eux. Quand tu es un groupe invité, le tout s’explique ainsi : tu es un invité ! Il y a un certain respect à avoir devant les groupes qui t’invitent. Tu ne peux pas faire ton type imposant en arrière-scène, buvant comme un trou en ayant l’air d’un vrai bouffon. Tu es leur invité, tu ne peux devenir une menace !
 

Comme nous l’avons vu aujourd’hui au Heavy Mtl, il semble que votre chanteur Joel aime prendre des risques en escaladant les ponts de lumières ! Avez-vous la frousse quelques fois, en vous disant : « S’il tombe, nous sommes perdus ! »

Oui, quelques fois… Nous lui faisons confiance, il est très bon dans ce qu’il fait ! Aujourd’hui, il fait beau à Montréal, c’est ensoleillé. Mais nous revenons d’Europe et avons fait quelques dates de festivals où il pleuvait à boire debout avec des vents très violents. Dans ce temps-là, c’est plus épeurant car les structures qui supportent la scène sont beaucoup plus glissantes. En tournée en plus, il peut y avoir de la fatigue et le tout risque d’être plus dangereux. Mais nous lui faisons confiance. Sur scène, même s’il est un animal, il demeure en contrôle sur ce qu’il fait.
 

Votre logo ressemble étrangement à celui de Krokus, est-ce intentionnel ou le fruit du hasard?

C’est bien la première fois que j’entends parler de ça ! En regardant bien, le logo de Krokus a l’air au notre mais inversé ou le notre ressemble à celui de Krokus inversé… Les deux logos ont des bouts effilés… Mais quand on regarde attentivement le logo de Krokus, il y a comme des M de Metallica au bout ! Bonne observation dude!


Interview réalisée par Yanick Klimbo Tremblay pour Bang Bang

Lien direct vers l'interview : http://klimbo.bangbangblog.com/2010/08/11/airbourne-hommes[...]david-roads/


Interview exclusive de Mike Fraser par Airbourne-France

Mike Fraser Airbourne No Guts No Glory mixage
Comment avez-vous été sollicité par le groupe ?

J’avais écouté Runnin' Wild et je l'avais adoré, donc j'ai demandé à mon manager Mimi Northcott de prendre rendez-vous avec eux pour moi. Je les ai rencontré quand ils ont joué à Vancouver et nous avons sympathisé.

Durant l'année suivante, je les ai revu à plusieurs reprises alors qu'ils étaient sur la route pour leur tournée mondiale et nous avons commencé à discuter du fait que nous pourrions travailler ensemble à l'avenir.



Pourquoi avez vous accepté de mixer No Guts, No Glory ? Et pourquoi ne pas l'avoir produit ?

A cause de nos emplois du temps, je n'ai pas pu travailler sur l'enregistrement. J'ai adoré ce qu'ils ont enregistré avec le producteur Johnny K donc pouvoir le mixer était un vrai plaisir.


Qu'est ce que vous aimez chez eux ? Dans leur musique ?

J'aime leur dévouement pour un travail acharné et leur esprit. C'est tout ce qui fait le rock pur et dur. Leur musique est un bon vieux rock 'n' roll qui fait taper du pied et lever de poing en l'air.


Trouvez vous qu'Airbourne est différent des autres groupes de rock ?

Ils sont différents de beaucoup d'autres groupes car ils partagent leur musique avec leurs fans avec dynamisme et passion. Ils iront loin et au delà de l'appel du devoir pour faire entendre leur musique. (En clair ils sont passionné)


Le groupe dit que l'enregistrement a été fait de manière moins propre que pour Runnin’ Wild, et avec des micros un peu partout dans le studio afin de faire ressortir la dynamique de groupe. Pensez-vous que cela ai donner un résultat plus rock 'n' roll ?

Oui, on dirait qu'ils ont capturé le côté magique d'un live sur cet album !


Que pensez-vous de No Guts, No Glory en général ?

Je pense que ça va être un super album ! Très énergique, percutant et très rock !


Lors du mixage, le groupe n'était pas présent, ils étaient en Australie. J'imagine que vous discutiez par téléphone. Mais les avez-vous quand même rencontrés avant le mixage ?

Comme je l'ai dit un peu plus haut, je connais le groupe depuis plus d'un an, et de ce fait il n'était pas nécessaire de se revoir avant le mixage. Durant le mixage, nous communiquions par email et sur Skype. C'était parfois compliqué à cause du décalage horaire qu'il y a entre l'Australie et le Canada, donc ils devaient se coucher tard ou se lever très tôt pour être disponible afin d'écouter le mix.


Avez-vous des anecdotes sur l'album et son mixage ?

Le groupe a eu des problèmes avec leur connexion internet chez eux (trop lente et qui coupait sans arrêt), si bien qu'ils ont été obligé de louer une chambre d'hôtel à Sydney pour avoir internet. Ils y sont restés pendant environ une semaine, se nourrisant de bières et de pizzas ! Joel gardait son téléphone allumé à côté de son lit la nuit et quand j'avais besoin de leur faire écouter quelques choses, je les appelais pour les réveiller. C'est qu'ils travaillent dur ces gars là !


Pensez-vous qu’Airbourne deviendra un grand groupe de rock ?

Oui c'est certain ! Je pense qu'ils sont déjà sur la bonne voie pour devenir célèbre.
 

Un grand merci à Mike Frazer pour avoir pris le temps de répondre à ces quelques questions ! Merci Mike !
 

Interview réalisée par mail le 4 Décembre 2009 - Traduction par Ben


Interview de Joel O'Keeffe - Rock Hard n°84 - Janvier 2009

[...] Tous les jours, nous entendions notre manager nous dire : "Au fait, ce concert vient d'être ajouté au planning. Oups, en voilà un autre ! Désolé !". Ca nous a complètement lessivés... Pouvait-il en être autrement après une série de quarante shows, donnés quasiment sans un seul jour de repos ? D'autant que nous abordons vraiment chaque concert comme s'il s'agissait du dernier...
C'est pourquoi il nous fallu écourter notre participation à la tournée de Motörhead, en septembre. Mes cordes vocales avaient été soumises à trop rude épreuve tout au long de l'été. Depuis, j'essaye d'en prendre soin le plus possible (Ndlr : il désigne la boisson au meil qui l'attends dans un coin de la pièce). Les boissons chaudes sont recommandées, tout comme le vin, apparemment. Ca tombe bien ! (rires) [...]

Avec l'aimable autorisation de Phil Lageat
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David Roads au Hellfest 2008

- Bonjour David, « Dave » !
Hey comment ça va ?

- Ca va et toi, content d’être là ?
Ouais vraiment content d’être ici !
On a eu une superbe journée jusqu’à maintenant, on était à la bourre ce matin, on a vraiment roulé comme des tarés, on est arrivés 40 minutes avant de jouer. Mais on a fait un bon concert je pense !
- Oui c’était réussi !

- J’étais à Paris pour votre concert au Virgin des Champs Elysées, c’était un grand moment, vous aviez l’air super contents, c’était la première fois que vous veniez à Paris nan ?
Ah ouais t’étais là bas ? Super ! Effectivement c’était la première fois !
C’est dommage qu’on n’ait pas eu le temps de visiter, ça semblait vraiment chouette du bus !
Il y a beaucoup d’immeubles historiques… J’aimerais vraiment passer plus de temps là bas pour tout voir correctement.

- Donc vous n’avez pas du tout visité de monuments ?
Nan, nan je pense que quand on reviendra en décembre, on demandera au tourneur s’il est assez sympa, de nous filer un jour de repos là-bas, pour en profiter ! (rires)

- J’ai entendu votre interview radio (France Inter, « sous les étoiles exactement »), où vous disiez avoir vu au moins la Tour Eiffel de nuit !
Ah la Tour Eiffel !! Malheureusement c’est Joel et Ryan qui ont fait l’émission, moi j’étais resté dans le bus avec le reste de l’équipe.
- Pas trop jaloux ?
La prochaine fois, j’aurai ma revanche !! (rires)

- A vos concerts on sent toujours une grosse énergie sur scène, quelle est votre drogue ?

Notre drogue ? (rires) je ne sais pas trop, on a un peu bu avant le concert, histoire de calmer les nerfs, se mettre en condition. Mais ce matin on ne sait pas trop d’où ça vient, car on s’est levé, 40 minutes après, on était sur scène. Des fois, t’es juste en train de te dépêcher et la magie arrive, je pense. Mais je ne me suis pas vraiment posé la question !
Mais je suis sûr qu’on serait prêt pour n’importe quel concert, n’importe quel jour.

- Vous aimez boire ! De la bière, du whisky, etc. mais avez-vous testé le vin français ?
Oh oui mais je ne me rappelle plus du nom…
La fois où on était à Paris, on est allé dans un magasin qui vendait de l’alcool, et le bassiste a acheté du vin rouge, je ne me souviens plus du nom mais c’était vraiment bon !
- « Not cheap ? » (en référence à la chanson « cheap wine et cheaper women »)
(rires) non non, 15 $ je crois... ça va.

- Connaissez vous un groupe français ?
Peut être mais je n’arriverai pas à le prononcer !

- Est-ce que vous allez voir d’autres groupes pendant le festival ?
Je ne pense pas qu’on ait le temps d’en voir, on va reprendre la route très rapidement car notre emploi du temps est très serré.
- Vous allez où ensuite ?
Je pense qu’on va en Hollande, mais faudrait demander à mon tour manager le nom exact. (rires).

- Vous êtes en tournée jusqu’en décembre ? Vous ne rentrerez pas chez vous avant ?

On va effectivement tourner jusqu’à l’année prochaine.
On va faire pendant 3 mois le Mayhem Festival aux Usa, on ira en novembre au Royaume Uni, on passera bien sûr par la France et aussi l’Allemagne où on tournera avec le groupe Die Toten Hosen. Qui a une bonne réputation en Allemagne je crois.
- Oui tout à fait, c’est un vieux groupe mais qui est très populaire là bas.
Mais l’Allemagne a de très bons groupes, comme Kreator ! Je pense que ça va être cool de jouer là bas.

- Mais vous avez déjà joué avec de super groupes !
Oui les Rolling Stones, Mötley Crüe, ça fait un petit moment déjà, mais l’année dernière on a fait une tournée avec Motörhead et Rose Tattoo lors de leur tournée australienne. C’était génial !! C’est super de tourner avec deux groupes avec lesquels tu as grandi.
C’est une grosse influence pour le groupe, on était très contents de les voir en vrai, d’apprendre en les voyant monter sur scène chaque soir. Qu’est ce que Lemmy donne sur scène !!

- Et d’ailleurs vous avez fait un clip avec lui !
Oui tout a fait ! On était en pleine tournée, il regardait ce qu’on faisait et notre manageuse lui a demandé s’il voulait participer, il a répondu : « ouais je serais ravi de faire ça pour eux ! »
Et donc il est venu à L.A., il était super cool. Juste avant de commencer le tournage, il nous a invité dans sa limousine, on a commencé à boire du Jack Daniels avec lui, à écouter du ZZtop, et il nous a raconté plein d’histoires sur Motörhead, c’était un super moment !
C’est un mec vraiment cool, très Rock N Roll.
- Oui c’est une vraie légende !
Je pense que Lemmy ne s’arrêtera jamais, il a toujours été comme ça.

- Avez-vous déjà commencé à écrire quelques chansons pour le prochain album ?
Oui, on a déjà commencé à bosser sur ce second album, on écrit toujours pour le prochain album quand on est en tournée, entre deux concerts. On a quelques riffs qu’on met en commun avec le groupe, et on les enregistre pour pouvoir les réécouter plus tard.
On a beaucoup d’idées et quand viendra la pré production pour l’album, on les reprendra plus précisément. Et on verra avec le producteur comment on peut travailler. Je pense que c’est la meilleure façon de faire pour un groupe de Rock quand tu es sur la route. On n’a pas envie de ne pas avoir d’idées en arrivant au studio, ni de passer trop de temps à faire un nouvel album. Vu comme le public s’impatiente, on veut leur donner un nouvel album puis repartir en tournée, parce que c’est vraiment ce que le public souhaite.

- On peut noter une grosse différence entre « Ready to Rock » et « Runnin’ Wild » au niveau de la voix...
Oh oui ! il faut dire que « Ready to Rock » était juste un ep fait il y a très longtemps, on n’avait pas un sou en poche, on n’avait pas de label, ni de manageur, on habitait encore en campagne, et on utilisait tout notre argent pour faire des concerts.
Alors on est allés à Melbourne dans un studio pour enregistrer « Ready to Rock ».
C’était le premier support plus ou moins officiel du groupe, et on l’a fait avant tout pour nous mêmes. Depuis on a pas mal grandi, on a appris beaucoup de choses. Quand on a travaillé sur le premier album avec un producteur, on a vu les choses en plus grand. Mais il y a toujours des morceaux de « Ready to Rock » qu’on pourrait reprendre et réenregistrer pour le deuxième album, qui fonctionneraient bien.

- En ce qui concerne le passage à la Spiderman est ce bien préparé, au niveau de la sécurité etc. ?
(Quand Joel escalade la scène sur « Girls in Black »)
(rires) Non, mais il le fait très fréquemment sur scène, on a l’habitude maintenant, tout peut arriver en festival.

Après bien des mésaventures, pour trouver un musicien australien à peu près sobre, je suis très contente d’avoir eu Dave, qui a bien voulu se prêter au jeu des interviews de façon décontractée.
 

Interview réalisé par Koa, merci à elle ! - www.ecclipse.net


Interview de Joel O'Keeffe - Rock Hard n°78 - Juin 2008

Au début Airbourne était un trio. Pourquoi n'avez-vous pas conservé cette formule ?

Ca fonctionnait plutôt bien à trois, avec le bassiste Adam Jacobson (qui a depuis été remplacé par Justin Street), mais à l'évidence, il nous manquait un petit quelque chose. Nous avons testé plusieurs potes d'école, mais sans jamais trouver la perle rare. Mais alors que je bossais dans un bar du coin, The Criterion Hotel à Warrnambool, j'ai fait la connaissance de David Roads qui y travaillait également. Un jour, nous avons jammé avec des guitares acoustiques et nous avons très vite réalisé que nous aimions le même genre de musique. Il est donc venu répéter avec Ryan et Moi.. et n'a pas quiité le groupe depuis. [...]

Avec l'aimable autorisation de Phil Lageat
 

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